Magie du Chaos

Magie du Chaos
l'etoile ci dessu est l'étoile du chaos
La Magie du Chaos (ou Chaos Magick) est une nouvelle forme de rituel et de magie, utilisant le saut de paradigmes des états d'inhibition ou d'excitation des états de la conscience, appelés "gnose," et comprenant de manière non limitative, la méditation, le chant, la danse, l'utilisation de la drogue, la douleur ou l'orgasme. Les pratiquants soutiennent qu'ils peuvent modeler la réalité en utilisant cette forme de magie.

Austin Osman Spare était au départ issu de la tradition de la Golden Dawn, et de certains de ses surgeons tel l'O.T.O et l'Astrum Argentum d'Aleister Crowley, mais il brisa ses liens avec eux afin de travailler de manière indépendante. Il développa une théorie et des pratiques qui influenceront, après sa mort, les Illuminates of Thanateros. Spécifiquement, Spare développa l'utilisation des sigils (sceaux), et des techniques impliquant des états d'extase (voir gnose ci-dessous). Spare fut aussi un pionnier dans le développement des alphabets sacrés personnels, et il fut également un artiste talentueux qui utilisait l'image dans sa technique magique. La majorité des récents travaux sur les sigils sont basés sur les travaux de Spare; la construction d'une phrase détaillant l'intention magique, l'élimination des lettres doublons, et la recombinaison artistique des lettres restantes afin de constituer le sigil (sceaux). Bien qu'il ne soit pas à l'origine de ce terme, on peut considérer Spare comme le premier Magicien du Chaos.

Après la mort d'Aleister Crowley, la magie telle que pratiquée par la culture occulte en Angleterre tendait à devenir de plus en plus expérimentale, personnelle et de moins en moins liée à des Ordres Magiques. Les raisons de ceci peuvent se trouver dans la diffusion des anciens secrets concernant la Magie (tout particulièrement avec les œuvres de Crowley et d'Israel Regardie), dans la magie non conventionnelle d'Austin Osman Spare, dans l'influence du Discordianisme, et de la popularité croissante de la Magie causée par le succès de la tradition de la Wicca et de l'utilisation des drogues psychédéliques.

Le terme de Chaos Magick est apparu pour la première fois dans le Liber Null de Peter Carroll, publié en 1978. Dans ce livre, Carroll formula plusieurs concepts sur la Magie qui différaient radicalement des "mystères magiques" de l'époque de Crowley. Les Magiciens qui s'alignent avec ses idées s'appellent eux-mêmes Chaotes ou Chaoistes.

Carroll fut également le co-fondateur avec Ray Sherwin du Pacte Magique des Illuminates of Thanateros (IOT); une organisation qui continue encore aujourd'hui ses recherches et le développement de la Chaos Magick.

# Posted on Saturday, 06 January 2007 at 10:51 AM

Edited on Monday, 02 July 2007 at 4:51 AM

La Biblitohèque d'Alexandrie

La Biblitohèque d'Alexandrie
La bibliothèque d'Alexandrie est la bibliothèque phare de l'Antiquité, tous les érudits, les savants, les philosophes et autres étudiants y voyaient en elle l'incarnation de la Science.


Voyons un peu le contexte historique à cette époque :
Alexandrie, durant l'Antiquité, était un énorme pôle de commerce entre les différents Empires de la Méditerranée.
C'est aussi un centre culturel très important, mais toute cette importance de cette ville n'aura pas existé sans la présence de la Bibliothèque.
C'est en 288 av J-C que Ptolémée Ier, successeur d'Alexandre Le Grand, ordonne de construire un musée, qui abritera une Université, une Académie, et une bibliothèque. On estime qu'au temps de César, cette bibliothèque comptait environ
700 000 volumes.
Par la suite, Ptolémée demanda à tout les pays connus de lui envoyer des œuvres de tous les auteurs, ils étaient ainsi traduits en Grec. Du fait qu'Alexandrie était un port, Ptolémée ne put s'empêcher de demander à tous les bateaux qui accostaient, de remettre une copie des œuvres que contenaient leurs bateaux ainsi que leurs originaux.
Ainsi, Alexandrie est devenue un véritable centre académique pour les hautes recherches. D'ailleurs, beaucoup de savants furent envoyés à Alexandrie pour leurs recherches.
Cette traduction en Grec de toutes les œuvres fut un des plus grands projets intellectuels de l'Antiquité. De ce fait, de nombreux savants furent mobilisés afin de traduire les œuvres.

La bibliothèque fut dirigée par de nombreux érudits comme Zénodote d'Ephèse, puis par Aristophane de Byzance, Aristarque de Samothrace et Apollonios de Rhodes. On peut retenir aussi que l'Ancien Testament fut traduit par la Septante. La légende dit que c'est un groupe de 72 savants juifs (rabbins), ils auraient accomplis la traduction en 72 jours.

En 47 av J-C, César envoya des troupes à Alexandrie et celles-ci mirent le feu à la célèbre bibliothèque, détruisant ainsi une partie de celle-ci.
Cette terrible invasion à ainsi causée la perte de 40 000 à
70 000 rouleaux dans un entrepôt où été entreposée des copies des ouvrages destinés à l'exportation. Donc il est peu probable que cette invasion ait causée la perte de la bibliothèque et du musée.
Cependant on pense que la bibliothèque a bien souffert avec la destruction des temples païens par les chrétiens vers la fin du IV siècle.
Après reconstruction, la bibliothèque subit encore tout au plus sept destructions. La dernière se fit en 642 par 'Amr Ibn al-'As, sous l'ordre du calife Omar, celui considérait que même si les livres étaient en accord avec le Coran, ils étaient superflus, et que ceux qui n'étaient pas en accord avec le Livre Saint, étaient pernicieux.
Cependant, ce récit est douteux du fait qu'il fut écrit trois siècles après les faits, de plus écrits par un chrétien. Il est donc probable que la bibliothèque fut pillée avant l'invasion Arabe.
Pour ce qui est des ouvrages les plus précieux qui furent déplacés à Constantinople, ils furent détruits par les chrétiens eux-mêmes ou détruit par des incultes. Certains moines copistes on gardé certains document pour remplacer le contenu profane par du contenu religieux. Cependant, les nouvelles technologies permettent de découvrir des textes qui furent effacés par ces moines, mais cela reste tout de même un travail assez difficile.

Pourtant, pendant cette destruction, certains ouvrages furent sauvés clandestinement par des volontaires, ces volontaires furent épargnés par les troupes d'occupations. De nombreux ouvrages furent traduits puis commentés dans le monde musulman. Ainsi l'on peu constater que la pensée grecque a fortement contribué à l'essor philosophique et mathématique du monde Arabe, notamment avec le grand philosophe arabe AL-Farabi. La pensée philosophique grecque a été transmise à l'ère chrétienne par l'intermédiaire de philosophe commentateurs arabes tels que Averroès (Ibn-Rushd)

Ce qu'il faut aussi savoir c'est que cette bibliothèque comportait aussi des écrits philosophiques perdus à tout jamais, il y avait aussi des écrits qui parlait des cataclysmes que la Terre à subit dans son passé.
Nous ne pourrons jamais savoir ce qui c'est passé, est-ce là le destin de l'humanité qui en à voulu ainsi?

# Posted on Saturday, 13 January 2007 at 6:28 AM

Edited on Saturday, 13 January 2007 at 1:12 PM

La théurgie

La théurgie
voici un point capital de la magie que tout mage ou sorcier se doit de maîtriser, il s'agit de la théurgie.

La théurgie (du grec ancien theos, dieu et ergon, travail) est une forme d'occultisme prétendant permettre à l'homme de communiquer avec les « bons esprits » et d'invoquer les puissances surnaturelles aux fins louables d'atteindre Dieu. Cette pratique s'oppose à la goétie.

La théurgie affirme être l'application pratique des lois de la matière, de la plus dense jusqu'au plus hauts degrés de l'esprit. Ses adeptes estiment qu'en mettant l'homme en contact direct avec la conscience Universelle, elle est la « voie royale » de l'évolution.

Contrairement à l'occultisme, les actions théurgiques véritables sont censées n'être jamais monnayées mais au contraire offertes à tous. Ceci repose sur l'idée que Dieu ne peut être acheté et dispense ses bénédictions aux riches comme aux pauvres.
La dimension théurgique est verticale, elle n'est pas à sens unique. Trop fortement divine, la théurgie se referme et prive l'homme de toute possibilité de comprendre. Si elle est dans l'autre excès, trop humaine, l'homme met la main sur le divin et l'objective.

Le juste milieu théurgique est ce lieu où l'homme et Dieu coopère, cocrée, collabore. Dieu appelle, l'homme répond. L'homme appelle, Dieu l'entend. Ce juste milieu est un lieu performatif.

La théurgie a notamment été pratiquée par Apollonius de Tyane, Jamblique, Martines de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Baptiste Willermoz, Eliphas Levi, le Maître Philippe de Lyon et Papus.

# Posted on Saturday, 06 January 2007 at 11:00 AM

Edited on Monday, 02 July 2007 at 4:53 AM

les principes de la ritualie (Aleister Crowley)

les principes de la ritualie (Aleister Crowley)
ALEISTER CROWLEY

LES PRINCIPES DE LA RITUÉLIE


IL EXISTE UNE DÉFINITION UNIQUE ET ESSENTIELLE DE L'OBJECTIF DE TOUT RITUEL MAGIQUE : UNIR LE MICROCOSME AU MACROCOSME. LE SUPRÊME RITUEL CONSISTE CEPENDANT EN L'INVOCATION DU SAINT ANGE GARDIEN (1), QUI N'EST RIEN D'AUTRE QUE L'UNION AVEC DIEU (2).

Tous les autres Rituels magiques sont des cas particuliers découlant de ce principe général, et la seule chose qui excuse leur pratique est le fait que quelquefois une partie spécifique du microcosme est tellement faible, infirme, que son imperfection en impureté pourrait vicier le Macrocosme dont elle est l'image, Eidolon ou Réflexion. Par exemple, Dieu est au-delà de la sexualité, et par conséquent aucun homme pas plus qu'aucune femme ne peut prétendre L'avoir intégralement compris, et encore moins Le représenter. Donc il incombera au magicien masculin de cultiver les vertus féminines atrophiées en lui; mais cette tâche doit être accomplie sans que d'aucune manière sa virilité puisse être mise en danger. Il serait souhaitable que ce magicien invoque Isis, et s'identifie à elle; s'il négligeait une telle opération, sa compréhension de l'Univers lors d'une expérience de Samadhi se trouverait limitée de par l'absence du concept de maternité. Et si notre magicien fondait une religion, elle serait alors restreinte au niveau métaphysique, et par conséquent au niveau éthique. Le Judaïsme et l'Islam sont des exemples vivants d'un tel échec.

Un autre exemple : le mode de vie ascétique de tel ou tel mage dissimule souvent une pauvreté intérieure, une étroitesse d'esprit et un manque de générosité. Or, Dame Nature est infiniment prodigue — pas une graine sur un million arrive jamais à la fruition. Que celui qui ne reconnaît point cette vérité invoque Jupiter (3).

Le danger de la magie cérémonielle — le plus subtil et le plus profond — est le suivant : le magicien tendra naturellement à invoquer les forces qui lui sont le plus sympathiques, et ainsi, telle ou telle tendance déjà fortement développée de sa personnalité s'en trouvera d'autant plus exagérée. AVANT DE COMMENCER SES TRAVAUX, QUE LE MAGE TRACE UN PLAN DE SA GÉOGRAPHIE INTÉRIEURE, ET QU'IL DÉCIDE DE SES INVOCATIONS DE MANIÈRE À REDRESSER LA BALANCE DE SON ÊTRE (4). Ceci, bien entendu, devra être exécuté durant la période préparatoire que constitue l'acquisition des armes magiques et l'aménagement de l'Oratoire.

Imaginons maintenant que notre mage se découvre une incapacité à distinguer les valeurs respectives de la Vie et de la Mort, idem en ce qui concerne celles des individus et des races, attitude caractéristique de Dame Nature. Peut-être aura-t-il tendance à percevoir la « première noble vérité », énoncée par Bouddha : Tout est affliction. Dame Nature prend alors l'apparence d'une grande tragédienne. Peut-être même ce mage expérimentera-t-il la grande extase nommée Tristesse. S'il est intelligent, il s'apercevra qu'il n'est aucune Déité qui n'exprime cette réalité à un moment ou à un autre de son Cycle, ce qui cependant n'en empêche aucune de posséder une nature joyeuse. Il pourra trouver ce qu'il lui manque en invoquant Dyonisos.

IL EXISTE TROIS PRINCIPALES MÉTHODES AFIN D'ÉVOQUER QUELQUE DÉITÉ QUE CE SOIT.

La Première Méthode est la dévotion. Cette pratique est de nature mystique et n'a pas à être explicitée ici — consulter le Liber 175 (5).

La Seconde Méthode est la franche invocation cérémonielle. C'est celle qui fut la plus usitée au Moyen-Âge. Son avantage réside dans son côté direct, son désavantage dans la crudité de sa démarche. La « Goétie » — et de nombreux autres Rituels — donne de précieuses indications quant à cette méthode magique. Consacrons quelques lignes encore à cette dernière.

En ce qui concerne une éventuelle invocation de Bacchus, nous serons cependant bref. Le symbolisme de la sephire Tiphéreth exprime correctement l'essence bacchique. Pour évoquer cette divinité, il convient donc de construire un Rituel basé sur Tiphéreth. Ouvrons le « Liber 777 » (6), nous trouverons à la ligne 6 (7) de chaque colonne les indications nécessaires quant au matériel (gemmes, couleurs, drogues, armes magiques, etc) utilisable dans le cadre de cette rituélie. Après avoir dûment respecté les impératifs symboliques du Rituel, l'on s'exaltera au moyen de prières et de conjurations dédiées au Dieu jusqu'à ce qu'Il daigne nous apparaître et baigner notre conscience de Sa lumière divine.

La Troisième Méthode est de nature Théâtrale, c'est sans doute la plus attractive des trois, elle convient tout à fait aux tempéraments artistiques, en cela qu'elle fait beaucoup appel à l'imagination et au sens de l'esthétique.

Son désavantage réside principalement dans le fait qu'elle est très dure à performer par une seule personne. Mais elle a l'approbation de la plus haute antiquité, et elle est probablement la plus utile pour fonder une religion. C'est la méthode employée par le Catholicisme : elle consiste à mettre en scène de manière théâtrale la légende du Dieu. « Les Bacchantes » d'Euripide est un magnifique exemple de ce type de Rituels; de même la Messe — à un moindre degré. Nous pourrions aussi mentionner certains degrés de la Franc-Maçonnerie, particulièrement le Troisième. Le Rituel 5° = 6o publié dans le n° 3 de la revue « The Equinox » est encore un autre exemple.
Dans le cas d'un Rituel « théâtral » consacré à Bacchus, l'on commencera par commémorer sa naissance d'une mère mortelle, engrossée par le Père de Tout, la jalousie provoquée par cette incarnation, et la protection divine accordée à cet enfant. L'on commémorera ensuite son voyage vers l'ouest, monté sur un âne. Puis viendra la grande scène du drame bacchique : l'aimable et exquis symbole de la jeunesse accompagné de sa suite (essentiellement composée de femmes) met apparemment en danger l'Ordre Établi, dès lors ce dernier prend des mesures en vue d'éliminer ce germe révolutionnaire. Dyonisos se trouve confronté au Roi en colère, il ne le défie pas, bien au contraire il adopte une attitude humble — sans se démunir cependant d'une secrète assurance et d'un rire intérieur. Son front est couronné de vrilles de vigne. Bacchus, une figure efféminée, avec ces larges feuilles couvrant son front ? Mais ces feuilles cachent des cornes. Le Roi Pentheus, vivante image de la respectabilité (8), est détruit par son orgueil. Il part dans les montagnes afin d'attaquer les femmes disciples de Bacchus (celui-là même qu'il a tourné en ridicule, fouetté et chargé de chaînes); mais dans leur divine folie ce sont elles qui le mettent en pièces.

Peut-être semblera-t-il impertinent d'en redire quant au mythe de Bacchus après que Walter Pater eut raconté sa légende avec tant de passion et de perspicacité. Nous ne pousserons pas plus loin la dite impertinence en insistant sur les évidents rapports entre le mythe bacchique et le cours de la Nature, sa folie, sa prodigalité, son ivresse, sa joie, et par-dessus tout sa sublime continuité au travers du cycle Vie-Mort. Le lecteur païen comprendra tout ceci en étudiant suffisamment les « Greek Studies » de Walter Pater, et le lecteur Chrétien reconnaîtra point par point la vie du Christ à la lecture de cette légende. Tout cela n'est ni plus ni moins que l'anthropomorphisation dramaturgique du phénomène printanier.

Le magicien désirant invoquer Bacchus par cette méthode devra par conséquent mettre au point une cérémonie dans laquelle il tiendra le rôle de Bacchus, subira toutes Ses épreuves, et finalement émergera triomphant des ténèbres de la mort. Il devra cependant se méfier d'éventuelles méprises quant à la signification du symbolisme employé. Un exemple célèbre : la doctrine de l'immortalité individuelle est l'interprétation déformatrice d'un tel mythe, destruction de la vérité initialement énoncée. Ça n'est pas cette partie de l'homme totalement dénuée de valeur, la conscience que Jacques Dupont peut avoir de lui-même en tant qu'individu, qui défie la mort — cette conscience qui meurt et renaît à chaque nouvelle pensée. En fait, ce qui persiste (si toutefois quelque chose persiste !) est sa réelle « Jacques Dupontude », une qualité dont il ne sera probablement jamais conscient tout le long de son existence terrestre (9).

Et même cela ne saurait persister sans mutations. Cela croît éternellement. La Croix est un bâton stérile, et les pétales de la Rose tombent et pourrissent; mais dans l'union de la Croix et de la Rose réside le secret d'une constante succession de vies nouvelles (10). Sans cette union, et sans cette mort de l'individu, le cycle serait rompu.

Un chapitre de ce livre (plus loin) est consacré à l'élimination des difficultés pratiques inhérentes à cette méthode d'Invocation. Nul doute que le lecteur — dans sa finesse — aura remarqué qu'en fait, ces trois méthodes — dans leurs lignes essentielles — ne sont qu'une. Dans chacun des trois cas, le magicien s'identifie à la Déité invoquée. Invoquer signifie faire appel, faire entrer (« to call in »); tout comme évoquer signifie faire naître, produire (« to call forth »). Là est la différence essentielle entre ces deux branches de la « Magick ». Dans l'invocation, le macrocosme illumine la conscience. Dans l'évocation, le magicien, s'étant identifié au (et ainsi étant devenu le) macrocosme, crée un microcosme. L'on invoque un Dieu dans le Cercle. Mais l'on évoque un Esprit dans le Triangle.

Dans la première méthode d'invocation, l'identification à la Déité est atteinte par la dévotion et la soumission, en abandonnant toute partie de soi-même hors de propos (et illusoire). C'est le désherbage du jardin.

Dans la seconde méthode, l'identification à la Déité est obtenue au prix d'une attention spéciale quant à la partie de vous-même que vous désirez atteindre. Elle est de nature positive, alors que la première est de nature négative. C'est la mise en pot, l'arrosage, l'exposition au soleil d'une fleur particulière du jardin.

Dans la troisième méthode, l'identification à la Déité est obtenue par sympathie (ou mimétisme). Il est très difficile à l'homme ordinaire de se perdre complètement à la lecture d'un texte ou en assistant à une représentation théâtrale. Mais pour qui en est capable, c'est indiscutablement la meilleure méthode.

Remarquez : chaque élément dans son propre style est de valeur égale. Il est erroné de dire triomphalement « Mors janua vitae » (« La mort est la porte de la vie »), à moins que vous n'ayez déjà affirmé, tout aussi triomphalement, « Vita janua mortis » (« La vie est la porte de la mort »). Pour qui comprend la succession des Eons, et apprécie également le point de vue de la triste Isis et celui du triomphant Osiris (sans oublier le lien que constitue entre eux deux Apophis le destructeur), aucun secret de la Nature ne saurait demeurer voilé. Il crie ce nom de Dieu, dont toutes les religions se sont faites l'écho d'un bout à l'autre de l'histoire, le majestueux péan (11) I.A.O. (12) !

Traduction du chapitre I de « Book four, part III : Magick in theory and practice » d'Aleister Crowley (Paris, 1929), par Philippe Pissier (1986).

# Posted on Saturday, 06 January 2007 at 10:57 AM

la difference entre magie sorcellerie/magie blanche et magie noire

la difference entre magie sorcellerie/magie blanche et magie noire
quelle difference faites vous entre la magie et la sorcellerie ?

la sorcellerie contrairement a la magie est utilisée dans un but personnel, on peu aussi considerer le fait que le sorcier a l'inverse du mage utilise des forces dont il ignore l'origine et ne se préoccupe du resultat souhaité.
le veritable mage étant maître de son destin operera principalemnt en faveur d' autrui.

je doit tout de même préciser que Willow prend le statut de sorcier car il rpefere ce therme mais dieu sait qu'il possede de nombreuses qualités du mage tout comme je possede certaines du sorcier, nous nous complêtons mutuelment

la magie blanche: Son principe est: travailler pour obtenir et mériter en récompense chaque bienfait dont on jouit. Si tant est que l'on peut comprendre cette attitude en terme de divinités, ces divinités sont soumises à des lois connaissables, et c'est de leur conformité à ces lois et non pas de leurs caprices que l'on obtient d'elles des bienfaits, par le travail. D'une certaine façon, ces divinités ne sont pas des êtres au-dessus des lois de la nature, mais elles sont les lois de la nature mêmes. Elles ne demandent pas d'être adorées, mais comprises et acceptées pour ce qu'elles sont. Elles sont contentées non pas par l'abjection d'adorateurs mais par l'élévation en dignité et en talent de leurs contemplateurs. Elles récompensent non pas l'humiliation timorée d'humains soumis, mais la maîtrise respectueuse d'humains fiers. Elles ne promettent pas à leurs croyants une gratification future par des délices irréels, mais invitent les sages à réévaluer leurs désirs présents au vu de la réalité.

magie noire: attendre les miracles, le bonheur, le succès, la rédemption des fautes, etc., de la part d'entités extérieures et supérieures, qui se nourrissent de l'humiliation de ceux qui leur consentent des sacrifices ou leur soumettent des incroyants, des esprits qui se réjouissent de la destruction de soi et des autres, des dieux qui exigent le mépris de soi et des autres, des êtres surnaturels aux pouvoirs illimités et aux désirs arbitraires qui ne sont tenus par aucune loi rationnellement connaissable, mais qui sont censés être influençables par l'étalage des sentiments de leurs ouailles humiliées. Bref, cette magie noire consiste à faire reposer de façon irresponsable son espoir de jouissances sur les caprices d'intervenants extérieurs et supérieurs.
Or, des divinités supposées corruptibles par de tels sacrifices ne méritent pas qu'on leur sacrifie quoi que ce soit. Ce sont des êtres abjects contre lesquels tout être humain digne de ce nom ne peut que se révolter. Ceux qui se vautrent aux pieds de telles divinités sont des esclaves, des porcs, des êtres indignes de leur libre arbitre, et qui d'ailleurs s'empressent de l'abandonner.

# Posted on Saturday, 06 January 2007 at 11:09 AM